Vendredi 22 MAI 2008. Revenu de Montréal 29 H auparavant. Dormi 5H. Départ pour Vancouver Island.
7H32. J1. Nous voilà partis pour un court road trip de 3 jours qui nous mènera à 200 km de Vancouver, sur la côte Pacifique de Vancouver Island. Je rejoins donc mes compères Pierre Ad R. et JB F. pour cette excursion ; les pringles, cahouètes et autres substituts sucrés et salés sont aussi de la partie.
11H23.J1. Après une traversée en ferry mouvementée où les vagues forcent le bateau à tanguer et le vent le force à gîter, où Pierre Ad nous raconte comment il a trouvé la liste des futures filles EGE hors AgroParis et comment il les a googlé ( tout ce qui précéde n’est que pure science fiction), nous arrivâmes chez le loueur de voiture. Notre ami Budget, pour ne pas le nommer, nous avait réservé une bonne surprise : “Oh, vous avez moins de 25 ans et vous n’avez pas amené l’assurance complétaire” (dont la détention ne figurait ni sur le site ni auprès de la personne contactée…) “donc on ne vous loue pas de voiture…”. Evaporée la Ford focus réservée… L’alternative est alors de louer une voiture ailleurs. “Rent a wreck” nous propose une voiture. Bon, elle est pas rutillante comme celle de Budget, elle n’a pas non plus de volant moumoutte ni de tissu léopard et de coucaratcha (petite allusion à un film mythique) mais elle roule. Nous prenons la route quelques minutes avant midi et notre premier arrêt se déroule au milieu de monstres de bois.
Imaginez des arbres “dwarfing” la tour de Pizz. Nous y étions ! Certains de ces colosses des forêts s’élèvent à plus de 70 mètres et nous toisent avec leurs 800 ans d’âge.
Après la séance photo avec les mastodontes, nous reprenons la route. Les canadiens ont la triste manie d’appeler “baguette” ce qui s’apparente à du vulgaire pain de mie avec une croûte un peu dure, “fromage” ce qui est plat, carré, orange et enroulé de plastique. Dans notre cas, ils appellent “Highway” ce qui ressemble à une route de campagne charentaise limitée à 90 km/h. La fin de la highway est annoncée et le reste de la route (90 km) se fera sur une route aux virages limités à 40 incessants, où montées et descentes se succèdent sans cesse et où le moindre coup de frein fait trembler la direction de titine. En soirée, nous atteignons notre but : LE PACIFIQUE !!!
Les côtes éventrées par les vagues, les odeurs salines et les conifères rappellent à la fois la Bretagne et les Landes. Sentiment plutôt étrange que de se retrouver en bordure du Pacifique avec des éléments rappelant tellement la France.
Après quelques kilomètres le long de la côte, une course d’orientation pour trouver l’unique pub du village (que l’on ne trouvera pas…
), nous gagnons le backpaper. L’ambiance qui y règne a quelque chose de magique : mis à part un vieux surfeur bougon sur le canapé (sans doute frustré de la température de l’océan), le jardin aux balançoires en bois flotté, aux sculptures en bois ciselées à même les troncs , et aux nombreux hamacs… nous fait rêver.
Le lendemain matin, nous nous rendons sur LA plage des surfeurs et nous découvrons des lieux paradisiaques. Une plage peuplée de surfeuses dont les silhouettes se détachent dans la brume s’évanouissante, une eau turquoise ainsi qu’une légère brise au goût iodé.
Mis à part la température de l’eau que nous avons bravée pour faire des photos et montrer que cela ne nous fait pas peur de se mouiller jusqu’aux genoux, tout est parfait. Quoi de plus naturel alors que de réaliser un cliché mythique dont on se souviendra encore longtemps ? ? ?
Eh oui, Grignon c’est loin… Mais le temps passe et il faudra rentrer sous peu…
Le reste du séjour demeure un vrai plaisir avec un temps des plus merveilleux et des camarades des plus sympathiques. Les visites de parcs, les parties de Frisbee, les séances de shooting photo s’enchaînent à une vitesse folle. Notre parvenons à faire une photo qui se veut clichée pour le Canada : l’hydravion, la mer impeccable, le bateau, les pontons et chalets sur pilotis, les montagnes en fond… Quoi demander de plus ? Une bière au sirop d’érable ??
Nos yeux sont emplis d’images fantastiques et il me tarde de retourner sur Vancouver Island pour faire des échantillonnages de saumons avec le boulot.






















































), des amandes achetées chez les chinois du coin, et une japonaise pour prendre des photos … Les japonais qui prennent toujours des photos, un cliché me direz vous ? Et bien non …


